Esprit machinal ; oxymore pourront se dire certain(e)s.
Quelle impulsion y a-t-il derrière l'outil, puis la machine ?
Objets inanimés avez-vous donc une Âme ? Se pose ici la réflexion sur l'Esprit que nous insufflons à la machine et sur son Esprit "embarqué", si tant est qu'il existe.
Certains automatismes peuvent s'emparer de nous. Dans un thème il est conseillé pour mieux les cerner de regarder la position de la Lune et ses aspects.
Jusqu'à quel point pouvons-nous, sans risquer l'emprise totale du matérialisme, vénérer l'automation, projeter et concrétiser ces automatismes dans le monde de la forme, en produisant tant de machines et en leur demandant d'en faire de même ? Voir les reportages sur l'auto réplication des robots et l'engouement que ces recherches suscitent, robots "se nourrissant" de minéraux etc. Terminator embusqué derrière la porte "de la matrix". Brrrrrrrrrr.
Nous faisons tout pour nous assimiler à des machines, pour ressembler à des machines. Voir ces considérations matérialistes nous expliquant que l'amour est une question d'hormones, essentiellement dans le cerveau, grand ordinateur central ; idem des sentiments, de la volonté. Que le Soleil est une pile atomique, le Cosmos régi par une mécanique céleste ; le grand horloger, le grand architecte, etc., etc.
Le cerveau est certainement le dernier "endroit" où je penserais mettre l'amour, les émotions et la volonté. A peine un peu d'intellect et de sentiments (senti-mental).
Nous faisons tout autant pour que les machines nous ressemblent. Androïdes, etc.
Lorsque le pouvoir planétaire est marchand, lorsque la civilisation est essentiellement marchande, lorsque taux de croissance et productivité sont les préceptes des individus et des États, la place du principe d'utilité à outrance et de la machine est toute désignée, ils règnent en maîtres absolus.
Lorsque nous combinons ces données, nous voyons que nous faisons tout notre possible pour dissoudre les frontières naturelles Homme|machine, Vivant|machine.
Et là la civilisation, dont nous pourrions penser qu'elle ne faisait que s'emballer, en fait devient folle, totalement incontrôlable. Paradoxe total, car l'un des pseudo but de la science et de sa fille la technologie, est de donner du contrôle sur tout, phénomènes naturels inclus, astéroïdes, super volcans, sursaut gamma, et autres virus. Contrôle sur quoi ? Des scorpions, des cafards et des bactéries ? Seuls rescapés probables à moyen ou long terme. Comme dit dans un post précédent, les politiques n'ont aucun contrôle des finances, nous le voyons chaque jour ni de l'éco-gestion. Si remédier c'est s'endetter, moi aussi je sais le faire. Crédit individuel, crédit des États, tout est crédit. Même l'avenir du vivant est hypothéqué.
Pile pour fêter les 24 ans de Tchernobyl, je vous offre, je vous offre, une giga marée noire dans le "golfe du pétrole". Quelle ponctualité.
Arrêtez-les, mais arrêtez-les !
C'est pourquoi je ne comprends pas les climato sceptiques. Non seulement à cause de leur "légèreté" face à l'héritage que nous sommes en train de laisser - après moi le déluge, mais aussi sur les plans spirituel, moral et esthétique.
Cette fusion Homme|machine se voit donc tant à l'échelle individuelle que civilisationnelle. La civilisation est folle. Qui est responsable ? L'individu, la civilisation elle-même, les deux ?
Si la machine est démunie d'Esprit, nous sommes impardonnables.
Si la machine participe d'un Esprit machinal, nous avons, à tout le moins, des circonstances atténuantes.
Y a-t-il un super Esprit des machines ? Une, des entités qui rassembleraient "l'esprit-machine", un peu comme l'âme-groupe animale.
J'aurais bien quelques prémisses de réponse, mais chacun(e) doit lire, chercher, méditer, ressentir l'écho "contre le for intérieur". Si le mot diable vous vient en tête, vous n'y êtes pas, tout n'est pas si simpliste.
G.L.
